On est généreux par ce qu'on fait. Là où les marques, elles ont besoin de 10 à 20... Par exemple, c'est 20 de marche, c'est 10 à 20 de marche. Le produit fabriqué, le produit, c'est entre 10 et 20. Une barilisme, nous, on a 4 de marche. Donc, quelque part, on est généreux. 4 de marche, on n'aurait pas de sol. Les soldes, c'était pour vendre les amandines. Aujourd'hui, c'est programmé à la base. Les usines travaillent pour des magasins d'outils. Oui, et puis il y a des soldes, il y a des ventes privées, il y a... Moi, j'ai toujours envie de dire que les clientèles, c'est comme un enfant, ça s'éduque. Donc moi, j'ai dit à personne.Puis on n'a pas assez de marge pour faire des sols. Et puis comme on n'a pas de collection folle avec des fleurs, des machins, des trucs, j'ai pas besoin de faire ça. Oui. On sait être généreux quand il faut, mais on se prostitue. Je veux dire, sinon on n'en finit plus. Là, on a un type qui avait un pantalon, il l'a lavé trop. Donc là, l'étiquette a des teints, mais il l'a lavé au-dessus de 30 euros. Il est en train de nous ennuyer. On lui répond, monsieur, c'est un client chez nous, on va vous faire une aide pour le prochain pantalon pour être sympa avec vous. Et sachez, vous l'avez vendu tout trop. Vous l'avez trop chaud. Vous l'avez trop chaud, donc l'étiquette en cœur, forcément, elle a brûlé. Vous l'avez lavé à 50 ou... On a vendu 400 pantalons. Au début, c'est un jean blanc. Puis en plus, vous nous expliquez que vous l'avez avec deux. Vous en avez deux, que l'autre, il n'a pas d'étain, que celui-là, il a d'étain, mais que l'autre, finalement, vous l'avez lavé avant. Le mec, il s'est mis à nous embourber. On ne rentre pas dans ce jeu. On essaie d'être sympa. Sauf que là, le type, il nous amène au limite. Et là, on lui a dit stop, c'est fini. Vous allez essayer d'être sympa, on va vous faire ça, on n'ira pas plus loin. Et donc, ils nous menacent de nous mettre. Je dis, mais on a déjà écrit aux gens. Vous allez nous menacer. Si jamais, on leur a écrit pour expliquer le problème. Oui, ils sont compris dans le dossier. Il faut être juste. Oui, il faut expliquer. Enfin, oui. Oui, oui. Après, c'est bon.C'est tout dit. Une belle histoire. Épuisante, mais passionnante. Clairement. Non, mais c'est super d'avoir du film jusqu'au produit fini, c'est top. Des grands vendeurs. Ouais. J'ai pas fait, j'ai fait une BTS Action Co, j'ai rien fait. Oui, mais après, c'est apprendre. J'ai organisé les soirées, le BDE. Non, mais après, on apprend de nos expériences, de nos rencontres, de nos opportunités. Et tout ça, il n'y a pas d'école pour l'apprendre. J'ai fait une veste, je me suis cassé les banches à l'usine, une autre, un machin, un truc. Depuis que je suis avec vous, tout à l'heure, je me bagarre avec cette chose-là, parce qu'on ne me raconte que de la merde. Et aujourd'hui, je vais dans une usine en leur disant, on ne me raconte pas n'importe quoi, j'en ai une, je sais ce que c'est. Ne me racontez pas que si, que là, l'autre m'a dit, oui, mais on lance la coupe. Elle me dit, non, mais on n'a pas... Je dis, comment, vous devez lancer. Oui, mais vous savez, ça prend du temps. Je lui ai dit, arrêtez, quand vous lancez la coupe, ça prend une demi-journée. J'ai une usine. Ce qu'on appelle lancer la coupe, c'est mettre le tissu sur le plan. On déroule. On déroule. On pose les tapis. Donc là, il y a 300 sacs. Comme ça, oui. Et après, il découpe. Et après, il prépare. Comme ce que fait la dame en haut. Pour faire 300 sacs, elle va mettre deux jours et demi. Elle m'a garanti que je les allais pour le 15, on est le 21, elle n'a pas démarré.Il n'y a quasiment pas de jeu de pèse. Il y en avait une très grosse, mais ils ont fermé. Il n'y avait même personne. Nous, dès qu'on fait des teintures, ça part dans le nord. Ça, ça ne me plaît pas. Parce qu'on promène trop le produit. Alors après, si je vais dans le nord, mon usine dans le nord, ce serait paradis. Pourquoi ce serait paradis? Parce que j'aurais à côté toutes les usines. En fait, ils ont des petites voitures pour la teinture. La voiture, elle part, ils teintent, ils reviennent, ils livrent. Ah, oui. Sur 30-40 kilomètres, il y a toutes les usines.Donc là, vous vous économisez chaque fois qu'en fin de peinture, c'est un euro de plus pour le transport. Oui, ça va vite. Oui, forcément. L'autre, il est à côté, il prend. Il prend, il livre, il recommence, il va chercher, ça va vite. Et après, comment c'est dispatché? C'est-à-dire? Dans les points de vente. Après, ça arrive. La série, elle est finie. On met... C'est pareil. C'est le commercial. C'est plus du tout. Oui, on change un peu. Je livre. Je livre. Par exemple, si à Paris, j'ai deux boutiques, je fais SML. C'est un exemple. SML. Et l'autre, je fais MLXL, WXL. Je fais des lignes croisées quand les boutiques sont à côté. Oui, comme ça. Pour avoir le minimum de stock. Et après, je ligne par un. Ensuite, ici, il reste un stock de tampons. Si on achète sur Internet, ça part d'ici, en priorité. S'il n'y a pas ici, il envoie l'information au magasin qui prépare tous les matins avec le magasin pour faire des expéditions. D'accord, ok. On avait des boîtes, des belles boîtes. On a arrêté les boîtes, puisque le gestionnaire, c'est... On est dans des sachets papiers, et on a expliqué que pour la planète, c'était des boîtes. Il y a des boîtes à stocker, ça prend trop de place. Ça prend de la place, ça coûte. Et ça compte. C'est énorme, ça prend de la place. Et puis même en transport. Transport. Donc, nous, on a... Voilà. Et après, tous les lundis, il y a un système automatique qui dit...Tu n'as plus le L, tu as vendu ton L, il est en stock, est-ce que tu le veux ? Ok. Donc là, il va y. Et ça, c'est le point de vente qui dit je veux ou je ne veux pas. En fait, le point de vente, il va sur l'ordinateur et il dit je vais faire mon réassort. Oui. Là, il va lui dire, par exemple, tu as vendu le large, mais je n'en ai plus, rien n'a plus. Ok. Donc, il ne va rien lui dire. Mais tu as vendu le large, mais il en reste un au stock. Est-ce que tu veux en commander un au stock? Est-ce que toi, tu veux? Au moins, il dit oui. Et après, ce que j'ai demandé au magasin, au responsable du magasin, c'est qu'après, il regarde les stocks des autres. Parce que des fois, par exemple, j'ai deux médiums, n'importe quoi, un chili vert, deux médiums à Paris, mais à Biarritz, il n'y en a plus. Donc après, il va appeler l'autre boutique en lui disant, tu en as deux, tu peux m'en envoyer un. Voilà comment ça se passe. C'est-à-dire qu'on essaie d'optimiser toujours en permanence, quitte à payer du transport. On a un contrat chronoposte, on va payer 3-4 euros le paquet. Ça circule. Mais au moins, ça circule. Et par exemple, le M, la Kepa à Biarritz, alors qu'il y en a deux à Paris, au moins, qui optimisent. Donc, on égalise. Après, il n'en a plus du tout. Mais il y en a à Paris. On a un système où, comme on a souvent le même modèle, le gars, il dit, je le mets en vert. Il essaye en bleu, il l'arme. Le monsieur, on lui dit, monsieur, vous réglez-le maintenant. Vous l'avez demain chez vous parce qu'on a un contrat de moins de 24 heures, 12 heures. C'est avant midi, le lendemain. Donc, on livre le client directement chez lui. On ne lui fait pas payer le transport. On essaie. La force, c'est le service, service, service.Je suis commerçant au départ. Je suis vendeur de mer. Le service, service. Toujours, toujours trouver une solution pour le client. Et de ne pas avoir de trous. Donc moi, en permanence, je scanne non seulement sur les collections, mais je scanne, c'est un des trucs qu'on doit faire là, je scanne mes collections pour être pile-pile dans le truc et dire, des fois, on vend tous les 52 de cette veste, tous les 52 en une semaine sont partis. On appelle et on relance en bas. Donc on garde toujours du tissu de drap. Et là, on n'a quasiment jamais de perte. Presque essayer de travailler en suite en mieux. Oui, parce qu'après, il faut prioriser en bas. Parce que là, tu as vendu du 52, mais ça se trouve, en bas, tu avais des pantalons en train parce que justement, tu lances ta collection. C'est là où on a eu la discussion qu'on a eue hier avec. Où elle me dit, arrêtez de me donner des petites lignes parce qu'on n'est pas rentable. Je lui ai dit, mais l'usine, elle est déjà pas rentable. Parce qu'elle est trop petite. Mais la base, elle est là. Donc laissez-moi aujourd'hui rentabiliser. Parce que le portugais, ils pensent en Portugal, ils disent, ouais, en France, on paye beaucoup d'argent. Et puis nous, on est les ports, ils sont toujours en truc. Ouais, parce que moi, je vais vous faire gagner de l'argent, même si c'est pas sonné, je vais vous faire gagner de l'argent à la main. Et moi, après, ici, c'est dur. Oui, mais n'oubliez jamais que c'est la France qui finance. Qui fait vivre quand même. Qui fait vivre l'usine. Pas par les commandes, mais même, on a investi énormément. La société française a mis presque 200, 250 000 euros ici pour pallier. Là, par exemple, en Portugal, il y a double salaire. Il y a 14 mois. Les gens disent, c'est pas cher. Ils ne gagnent que 1 000 euros.14 mois et ils ont un jour de congé incalculable. Pourquoi ils ont 14 mois en Portugal? Je l'avais dit, pourquoi? Oui, il me semble... Parce qu'en fait, le peuple... Il y a eu Lazare, il y a eu un dictateur, mais s'il y a eu Lazare... Il y a eu un dictateur et le mec, il a vraiment brisé les gens mentalement et tout le peuple portugais, il est brisé. Et les gens qui sont portugais, qui n'est pas brisé, il est parti à l'étranger. Toutes les sociétés qui fonctionnent ici sont tenues par des étrangers. Le Dejda et Moldave, vous les parlez, c'est pas les portugais, mais...Le portugais, il nous a toujours caché la poussière sur le tapis. C'est une catastrophe. Dans le français, c'est très marrant. Le portugais, c'est très, très compliqué à gérer. Très compliqué à gérer. On s'imagine qu'il faut leur mettre le nez dans le monde. Ils payent 14 mois, c'est ce que je voulais dire. Parce qu'en fait... Pour être sûr que le portugais puisse partir en vacances et acheter des cadeaux pour Noël, il leur laisse le 14e mois au premier jour des vacances d'été, le 13e et le 14e, le premier jour des vacances. Décembre. Le premier jour des vacances. Comme ça, on est sûr qu'ils auront de quoi faire les vacances. C'était l'objectif pour vous dire à quel point ils ont la main sur l'Europe. Donc on paye sur 4 ans. Nous, quand là, là pour nous c'est le plus dur, la Lise elle peut nous en parler mieux que n'importe qui, c'est le plus dur, pourquoi? Parce que ça va s'arrêter, il va falloir qu'on paye double salaire plus le troisième mois d'août où ils sont en vacances. C'est-à-dire que l'usine elle se prend dans la gueule, elle se prend dans la gueule, trois salaires. En fait les juillet et septembre sont les mois les plus complexes. L'usine elle va rien payer.Elle ne va rien fabriquer. Non, elle ne va rien fabriquer, surtout. Et il faut payer trois mois. Et c'est les périodes où nous, on paye. C'est les périodes creuses. Oui, c'est les périodes creuses. Sauf pour Biarritz, qui est sa période forte. Mais c'est Biarritz qui finance. Et forcément, il n'y a plus personne sur Internet. Donc forcément, c'est bon. On tourne sur Internet. Et en plus, la période où nous, on va finir de payer tous les tissus qui doivent être prêts. C'est très compliqué. C'est là où on a des flux de trésorerie. Normalement, on fait appel aux banques qui nous débloquent de l'argent pour trois mois et que nous remboursons après. Mais quand même, ça revient trop long. Je lui expliquais qu'on revient de très très très long. Je suis plus sereine cette saison que la semaine dernière. La semaine dernière, c'est ma première aussi, mais en fait... C'est le truc où on est quand même mieux. Même si c'est compliqué, mais ça fait partie du jeu. Oui, mais après, c'est un peu saisonnier aussi. Forcément, quand on n'a pas de prod pendant un mois, forcément, derrière, il faut l'anticiper, etc. C'est le renfort de circonstances sur cette période-là qui fait que c'est serré. Oui, mais ça s'anticipe. Non, mais c'est ça. C'est un peu le taux au maximum. C'est ça, en fait. Normalement, financièrement, ça s'anticipe. Comme les collections, en fait. C'est ça.